PRP pour l’alopécie androgénétique : comment fonctionne le traitement

PRP pour l’alopécie androgénétique : comment fonctionne le traitement

Le PRP dans l’alopécie androgénétique a fait l’objet d’études approfondies au cours des deux dernières décennies. Des centaines d’essais cliniques, de revues systématiques et de méta-analyses ont confirmé son efficacité. Ces données ont établi le PRP comme l’une des options les plus scientifiquement validées dans la prise en charge non chirurgicale de la chute de cheveux, avec un mécanisme d’action clairement défini, un profil de sécurité bien documenté et des résultats cliniques mesurables.

1. Comment agissent les facteurs de croissance du PRP

Le PRP (plasma riche en plaquettes) est une thérapie régénératrice autologue qui utilise les propres plaquettes du patient pour traiter la chute de cheveux. L’alopécie androgénétique est caractérisée par une miniaturisation progressive des follicules pileux, entraînant des cheveux de plus en plus fins et clairsemés. Ce processus est contrecarré par les facteurs de croissance contenus dans les plaquettes, qui stimulent les mécanismes de régénération des follicules pileux.

Le traitement débute par un prélèvement sanguin suivi d’une centrifugation pour isoler le plasma, qui contient généralement 5 à 7 fois la concentration plaquettaire du sang normal. Le concentrat obtenu est ensuite injecté directement dans le cuir chevelu, dans les zones d’amincissement. Pour un effet régénérateur optimal, une concentration plaquettaire d’environ 1 000 000 de plaquettes/μL est requise. [2]

Au niveau cellulaire, le PRP active deux voies de signalisation clés : ERK et Akt. La voie ERK régule la prolifération cellulaire, tandis qu’Akt prévient la mort des cellules folliculaires en surexprimant la protéine Bcl-2, protégeant ainsi les cellules contre le stress oxydatif. De plus, l’activation de la voie de signalisation Wnt/β-caténine induit la différenciation des cellules souches en nouvelles cellules capillaires. [4]

Tableau 1 : Impact des facteurs de croissance sur les follicules pileux [1][3]

Facteur de croissance Mécanisme d’action Impact sur le follicule pileux
PDGF Stimulation des cellules mésenchymateuses et angiogenèse Activation de la phase anagène et prolifération de la papille dermique
VEGF Interaction avec le récepteur VEGFR-2 et la voie ERK Amélioration de la microcirculation et de l’apport en nutriments
IGF-1 Renforcement de la prolifération des cellules épithéliales Prolongation de la phase anagène et inhibition de l’apoptose
EGF Régulation de la différenciation des cellules capillaires Amélioration du diamètre de la tige pilaire et accélération de la régénération
TGF-β Stimulation de la synthèse de la matrice extracellulaire Renforcement de l’intégrité structurelle des follicules et régulation du cycle pilaire

L’efficacité clinique du PRP repose sur l’activation des voies de signalisation ERK et Akt. La voie ERK stimule la prolifération cellulaire, tandis que l’activation d’Akt exerce un puissant effet anti-apoptotique, garantissant la survie des cellules folliculaires. Plus précisément, en augmentant les niveaux de la protéine Bcl-2, le PRP protège les cellules de la papille dermique contre l’apoptose induite par le stress oxydatif. De plus, l’activation de la voie Wnt/β-caténine stimule la différenciation des cellules souches, déclenchant la transition des follicules pileux de la phase télogène vers la phase anagène. [4]

Le PRP contient une concentration plaquettaire 2 à 7 fois supérieure à celle du sang normal. Une concentration d’environ 1 000 000 de plaquettes/μL est considérée comme l’« étalon-or » pour un effet régénérateur optimal. [3]

2. Quand le PRP donne-t-il des résultats optimaux

L’efficacité du PRP n’est pas universelle et dépend d’une sélection appropriée des patients. L’analyse des données de recherche montre que le traitement est le plus efficace lorsqu’il est appliqué à des personnes présentant des follicules pileux actifs en cours de miniaturisation, et non dans des zones présentant une alopécie cicatricielle établie ou une absence complète de follicules.

La transplantation capillaire reste la seule solution pour les zones de perte totale de cheveux. Le PRP est utilisé en complément pour améliorer la survie des greffons et accélérer la cicatrisation de la zone donneuse.

Chez les hommes, l’échelle Hamilton-Norwood est l’outil d’évaluation de référence. Les stades II à IV sont considérés comme les plus indiqués pour le traitement par PRP. [1] Dans les stades plus avancés V–VII, le PRP est utilisé en complément de la transplantation capillaire.

Tableau 2 : Adéquation des candidats et réponse attendue

Catégorie de patient Stade de l’alopécie Probabilité de succès
Hommes (AGA stade précoce) Hamilton-Norwood II-III Très élevée (augmentation moyenne de 45,9 cheveux/cm²) [5]
Hommes (AGA modérée) Hamilton-Norwood IV Élevée (Stabilisation & Densification)
Femmes (Amincissement diffus) Ludwig I–II Excellente (Amélioration du volume) [6]
Alopécie avancée Hamilton-Norwood V–VII Complément à la transplantation capillaire

Le groupe d’âge des 24–45 ans est considéré comme le plus adapté, ces patients disposant d’une capacité régénératrice élevée. [7] Les facteurs limitants comprennent le tabagisme (qui provoque une vasoconstriction), les maladies inflammatoires systémiques et les troubles hormonaux (p. ex. SOPK, dysfonction thyroïdienne). [8]

3. Déroulement de la séance de traitement

La durée totale d’une séance est de 45 à 60 minutes et comprend les étapes suivantes :

  • Prélèvement sanguin : Du sang veineux est prélevé en un volume de 10 à 60 ml, déterminé par l’étendue de la zone à traiter.
  • Centrifugation : Séparation des éléments figurés du sang pour isoler le plasma riche en plaquettes des globules rouges.
  • Injection : De multiples micro-injections intradermiques (technique de mésothérapie) sont réalisées dans les zones d’amincissement à l’aide d’aiguilles de très petit calibre (30G ou 32G).

4. Nombre de séances et durée des résultats

La maximisation du bénéfice thérapeutique nécessite le respect d’un protocole de traitement structuré :

  • Phase initiale (phase de charge) : Comprend 3 à 6 séances, avec un intervalle de 4 à 6 semaines entre les applications.
  • Différences selon le sexe : En raison de la progression souvent plus agressive de l’alopécie androgénétique chez les hommes, 4 à 6 séances initiales sont généralement nécessaires. En revanche, les femmes présentent fréquemment une amélioration plus rapide du diamètre de la tige pilaire, se traduisant cliniquement par un volume capillaire accru, souvent dès la 3ᵉ séance [3][9].
  • Entretien : La durée des résultats est de 12 à 18 mois. Pour maintenir la densité, une séance de rappel tous les 6 à 12 mois est recommandée.

Calendrier d’amélioration :

L’amélioration de la croissance capillaire après un traitement PRP progresse graduellement, reflétant la transition naturelle des follicules pileux vers la phase anagène :

  • 2–4 semaines : Une réduction de la chute quotidienne de cheveux (hair shedding) et une amélioration de la texture du cuir chevelu sont observées. [3][4][9]
  • 3–4 mois : Une nouvelle pousse capillaire et une augmentation du diamètre de la tige pilaire deviennent objectivement perceptibles à ce stade [4,5,9]. L’étude de Gentile et al. (2015) a enregistré une augmentation statistiquement significative de la densité (+27,7 cheveux/cm²) exactement à 3 mois [5].
  • 6–12 mois : L’atteinte de la densité maximale et la restauration esthétique complète nécessitent ce délai, les nouvelles tiges pilaires ayant besoin de temps pour mûrir [1,4,11].

5. Évaluation de l’efficacité

L’utilisation du PRP dans la prise en charge de l’alopécie représente une pratique clinique scientifiquement validée. Une revue systématique de 12 essais cliniques a démontré que 84 % des études rapportaient des résultats cliniques positifs, avec 50 % d’entre elles présentant une amélioration statistiquement significative de la densité et du diamètre des cheveux [10].

Des données récentes provenant d’une étude comparative évaluant le PRP comme thérapie adjuvante à la finastréide orale sont particulièrement intéressantes. Les résultats ont démontré que la combinaison PRP + Finastréide surpasse significativement la combinaison traditionnelle Minoxidil (5 %) + Finastréide, en atteignant une densité capillaire finale supérieure. [11]

Tableau 3 : Efficacité du PRP en association avec des agents pharmacologiques

Schéma thérapeutique Densité capillaire finale
PRP + Finastréide (1 mg) 101,6 cheveux/cm²
Minoxidil (5 %) + Finastréide (1 mg) 87,0 cheveux/cm²

L’étude met en évidence la haute efficacité du PRP en synergie avec la thérapie pharmacologique, permettant un gain de densité dépassant 100 cheveux par centimètre carré — un résultat considéré comme exceptionnel pour une méthode non chirurgicale. [11] Par ailleurs, le PRP s’est avéré efficace chez les patients ne répondant pas de manière satisfaisante aux traitements conventionnels.

Profil de sécurité et avantages par rapport à la thérapie pharmacologique

L’un des avantages les plus significatifs du PRP par rapport aux thérapies pharmacologiques conventionnelles (finastréide, minoxidil) est son excellent profil de sécurité. En tant que thérapie autologue, le PRP élimine le risque de réactions allergiques ou de rejet, et est dépourvu des effets secondaires systémiques qui conduisent fréquemment les patients à interrompre le traitement médicamenteux [3].

Plus précisément :

  • Par rapport à la finastréide : Le PRP n’affecte pas les niveaux hormonaux et n’est pas associé à des dysfonctions sexuelles, ce qui en fait l’option préférée des hommes soucieux des effets secondaires des inhibiteurs de la 5α-réductase [1].
  • Par rapport au minoxidil : Les irritations locales, la sécheresse du cuir chevelu et l’hypertrichose dans des zones indésirables (en cas de surdosage chez la femme) sont évitées, et l’application quotidienne contraignante de préparations topiques n’est pas nécessaire [10].

6. Recommandations avant le traitement

L’efficacité de la thérapie PRP dépend directement du maintien de l’intégrité fonctionnelle des plaquettes. Pour maximiser la libération des facteurs de croissance, le strict respect des recommandations suivantes est requis :

  • 10 jours avant la séance : Arrêt complet de l’acide acétylsalicylique (aspirine) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l’ibuproøne, le naproxène, le diclofénac, le nimésulide et autres, car ils inhibent la fonction plaquettaire [4]. L’utilisation du paracétamol est autorisée, car il ne possède pas d’activité anti-inflammatoire significative.
  • 7 jours avant la séance : Arrêt des compléments alimentaires à propriétés anticoagulantes (p. ex. vitamine E, acides gras oméga-3, Ginkgo biloba, ail), afin d’éviter les ecchymoses aux points d’injection.
  • 72 heures avant la séance : Il est recommandé d’éviter la consommation d’alcool et d’arrêter de fumer, car le stress oxydatif affecte négativement l’activité biologique des facteurs de croissance [9].
  • 24 heures avant la séance : Une hydratation suffisante (consommation d’au moins 2 litres d’eau) pour faciliter le prélèvement sanguin et assurer un volume plasmatique satisfaisant.
  • Le jour de la séance : Nettoyage minutieux du cuir chevelu sans utilisation de produits coiffants, afin de minimiser le risque d’infection. Un repas léger 2 à 3 heures avant la procédure est recommandé pour prévenir les épisodes hypoglycémiques lors du prélèvement sanguin.

7. Recommandations après le traitement

L’intégration réussie des facteurs de croissance dans les tissus nécessite d’éviter les facteurs susceptibles de perturber la séquence biologique de la cicatrisation :

  • Premières 24 heures : Le lavage du cuir chevelu et le contact avec les zones d’injection doivent être évités afin de maintenir l’asepsie et de prévenir les infections secondaires.
  • Premières 48–72 heures : Éviter l’exercice physique intense, la transpiration, le sauna et l’exposition directe au soleil. Une température élevée et la transpiration peuvent aggraver l’œdème local et provoquer des irritations aux points d’entrée de l’aiguille.
  • Premiers 3 jours : Éviter les outils coiffants chauffants (sèche-cheveux), les traitements chimiques (colorations) et les produits coiffants, afin de ne pas altérer la barrière cutanée superficielle qui est en phase de régénération.
  • Premiers 7 jours : Poursuite de l’abstention des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). La prise d’anti-inflammatoires à ce stade peut supprimer l’action thérapeutique du PRP. L’inflammation initiale et contrôlée déclenchée par la dégranulation plaquettaire est indispensable à la libération des facteurs de croissance [1][3].

8. Effets secondaires et sécurité

La thérapie PRP se caractérise par un indice de sécurité élevé ; les événements indésirables décrits dans la littérature sont qualifiés de légers, localisés et totalement réversibles.

  • Nature autologue et sécurité systémique : En tant que méthode 100 % autologue, le PRP ne présente aucun risque de réaction allergique, de rejet immunologique ou d’effets secondaires systémiques. Contrairement aux thérapies pharmacologiques, il n’affecte ni l’équilibre hormonal ni la fonction des organes vitaux [11].
  • Réactions locales : Les effets secondaires les plus fréquents sont limités aux sites d’injection et comprennent une légère douleur (gêne), un œdème, un érythème ou une sensation transitoire de légère tension. Ces symptômes font partie de la réponse inflammatoire attendue et disparaissent dans les 24 à 48 heures.
  • Phénomène de chute transitoire (Shedding) : Une augmentation temporaire du taux de chute des cheveux peut être observée après les premières séances. Ce phénomène représente une réponse biologique normale de l’organisme : l’activation de la phase anagène déclenche la chute précoce des cheveux déjà en phase télogène, afin d’être remplacés par des cheveux neufs et sains [9].

9. Conseils pratiques pour les patients

Une revue approfondie de la littérature démontre que la thérapie PRP représente une approche sûre, efficace et scientifiquement validée pour la prise en charge de l’alopécie androgénétique. Le succès clinique de la méthode est directement lié à la bonne application du protocole et à l’observance du patient.

Ce que les patients doivent prendre en compte avant de décider d’un traitement :

  • Gestion des attentes : Le PRP agit efficacement en inversant la miniaturisation des follicules pileux existants, en augmentant la densité et le diamètre des cheveux. Toutefois, son efficacité est limitée dans les zones présentant une atrophie folliculaire complète (alopécie cicatricielle ou alopécie à un stade avancé).
  • Calendrier des résultats : Le processus biologique de régénération requiert de la patience. Tandis qu’une réduction de la chute est observée dans les 2 à 4 semaines, une augmentation objective de la masse capillaire devient visible après 3 à 6 mois.
  • Respect du protocole de traitement : L’achèvement de la phase initiale (3 à 6 séances) est indispensable pour assurer une stimulation folliculaire maximale et une stabilisation des résultats.
  • Thérapies combinées : Le PRP donne des résultats optimaux lorsqu’il est combiné à des agents pharmacologiques (finastréide, minoxidil) ou en tant que thérapie de soutien avant et après la transplantation capillaire pour améliorer la survie des greffons [11].
  • Sécurité : La nature autologue de la méthode en fait le choix idéal pour les patients présentant des contre-indications ou une sensibilité aux thérapies pharmacologiques systémiques.

Choix de la clinique

Le choix d’une clinique appropriée est d’une importance capitale, car le succès du traitement PRP dépend en grande partie des besoins individuels du patient, de l’expertise et de l’expérience du médecin, de l’équipement disponible et du choix du protocole adapté, lequel varie d’un patient à l’autre.

La thérapie PRP n’est pas une simple injection « standardisée », mais une procédure médicale complexe dans laquelle de nombreux facteurs différents déterminent le résultat final. En Grèce, les cliniques Advanced Hair Clinics et Cosmetic Derma Medicine disposent de médecins spécialisés dans tous leurs établissements, sous la supervision du Dr Anastasios Vekris et du Dr Amalia Tsiatoura, pour le traitement de la chute de cheveux par PRP, avec un vaste portfolio de photos et de vidéos de cas documentant la sécurité et l’efficacité exceptionnellement élevée du traitement.

Références

Cet article a été relu par le Dr Anastasios Vekris, Directeur scientifique d’Advanced Hair Clinics, et le Dr Amalia Tsiatoura, Directrice scientifique de Cosmetic Derma Medicine, le 2 mars 2026.

  1. Sharma A, Chouhan K, Bhatia S, Dashore S. Platelet-Rich Plasma in Androgenetic Alopecia. Indian Dermatol Online J. 2021 Nov 25;12(Suppl 1):S31-S40. doi: 10.4103/idoj.idoj_328_21.
  2. Marx RE. Platelet-rich plasma: evidence to support its use. J Oral Maxillofac Surg. 2004 Apr;62(4):489-96. doi: 10.1016/j.joms.2003.12.003. PMID: 15085519.
  3. Stevens J, Khetarpal S. Platelet-rich plasma for androgenetic alopecia: A review of the literature and proposed treatment protocol. Int J Womens Dermatol. 2018 Sep 21;5(1):46-51. doi: 10.1016/j.ijwd.2018.08.004.
  4. Ferrando J, Garcia-Garcia SC, Gonzalez-de-Cossio AC, Bou L, Navarra E. A Proposal of an Effective Platelet-rich Plasma Protocol for the Treatment of Androgenetic Alopecia. Int J Trichology. 2017 Oct-Dec;9(4):165-170. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5655625/.
  5. Gentile P, Garcovich S, Bielli A, Scioli MG, Orlandi A, Cervelli V. The Effect of Platelet-Rich Plasma in Hair Regrowth: A Randomized Placebo-Controlled Trial. Stem Cells Transl Med. 2015. doi: 10.5966/sctm.2015-0107.
  6. Jing Yuan, Yimin He, Hui Wan, Ying Gao. Effectiveness of platelet-rich plasma in treating female hair loss: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. 2024. https://doi.org/10.1111/srt.70004.
  7. Steward EN, Patel H, Pandya H, Dewan H, Bhavsar B, Shah U, Dholakia K. Efficacy of Platelet-Rich Plasma and Concentrated Growth Factor in Treating Androgenetic Alopecia – A Retrospective Study. Ann Maxillofac Surg. 2020. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7943983/
  8. Romitti M, Fabris VC, Ziegelmann PK, Maia AL, Spritzer PM. Association between PCOS and autoimmune thyroid disease: a systematic review and meta-analysis. Endocr Connect. 2018. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30352422/
  9. Paichitrojjana A, Paichitrojjana A. Platelet Rich Plasma and Its Use in Hair Regrowth: A Review. Drug Des Devel Ther. 2022 Mar. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8922312/
  10. Gentile P, Garcovich S. Systematic Review of Platelet-Rich Plasma Use in Androgenetic Alopecia Compared with Minoxidil®, Finasteride®, and Adult Stem Cell-Based Therapy. Int J Mol Sci. 2020. doi: 10.3390/ijms21082702.
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